Partager l'article ! Suite à la mort programmée de notre association contre le harcèlement moral au travail nous adressons une lettre aux candidats pour les élections ...
IL FAUT QUE LA LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL AU TRAVAIL SOIT UN ENJEU NATIONAL MAJEUR
Lettre ouverte à tous les candidats
Mesdames, Messieurs les candidats,
Vous vous êtes déclarés aux élections législatives 2012 et c'est en cette qualité que nous venons vers vous.
Association militante depuis 2004 contre le harcèlement moral au travail, nous oeuvrons aux côtés des victimes et les accompagnons sans moyens. Nous sommes financés par La Délégation aux Droits des Femmes et de l'Egalité qui nous assure un soutien sans faille depuis des années, ainsi que par le Conseil Régional, mais pour des montants trop insuffisants. L'aide financière du conseil régional ayant diminuée de 30 % cette année, et alors que nous étions déjà en sous financements, l'association est menacée de disparaître et le contrat de son juriste ne peut être renouvelé.
Notre association souhaite en appeler à l'opinion publique car nous constatons que la lutte contre le harcèlement moral au travail n'est pas une priorité, bien au contraire, et souhaitons qu'elle le devienne.
Les victimes, sont de plus en plus nombreuses à nous solliciter (320 en 2011 – 290 contacts en 2010 dont 70 % de femmes). Elles perdent leur travail, certaines dans les cas les plus extrêmes se suicident dans l'indifférence totale.
Nous avons eu pour accompagner les victimes en 2011 une aide du Conseil Régional (baisse de 30 % cette année à hauteur de 15000 euros au lieu de 20 000 euros) et 7800 euros de la Délégation aux Droits des Femmes. Même pas un SMIC pour fonctionner.
Notre efficacité pourtant dans les dossiers n'est plus aujourd'hui à démontrer et avons gagné de nombreux procés.
Pour autant, les emplois de l'association sont menacés, non pas parce que c'est la crise, mais parce que c'est un choix politique local évident depuis des années par le refus systématique des subventions dans certaines institutions.(conseil général, TPM, FIPD...), bref, hormis nos deux partenaires toutes les demandes que nous formulons n'aboutissent pas, au point de ne plus déposer de demandes.
C'est pourquoi en votre qualité de candidat nous souhaitons :
Connaître votre position sur le boycott et la mort programmée d'une association contre le harcèlement au travail qui a pourtant montré son efficacité dans les dossiers et son sérieux depuis 2004
Connaître votre engagement et votre position sur cette problématique, connaître les actions que vous avez soutenues en la matière, notamment à l'occasion des fonctions que vous avez occupées par ailleurs (conseiller général, régional, communautaire, Député, Sénateur...)
Des propositions concrètes pour aider les victimes de harcèlement au travail et notamment pour faire appliquer la loi surtout dans la fonction publique !
Une loi permettant aux victimes de faire appel des décisions de relaxe, décision aujourd'hui qui n'appartient qu'au Procureur de la République ( les victimes sont bafouées par la justice quand elles font des citations directes suite à un classement sans suite alors que c'est un droit). Nous faisons circuler une pétition pour soutenir l'une de nos victimes : http://www.le-cap-harcelement.com/
Bien entendu, vos propositions, actions seront publiées sur notre site et sur nos réseaux sociaux.
Nous espérons pouvoir vous rencontrer prochainement lors d'un rendez vous afin de vous exposer plus amplements notre requête et vous remercions d'ores et déjà de l'intérêt porté à notre courrier.
Floriane PARIS
Présidente
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