Association LE CAP de lutte contre le harcèlement au travail

Après deux dépôts de plainte de salariés de l'entreprise Bonifay, l'association LE CAP a soutenu l'action du syndicat FO et a manifesté à ses côtés pour dénoncer la violence à l'encontre de salariés syndiqués.

En effet, David, Délégué du personnel a déposé une plainte pour coups et blessures volontaires, injures homophobes, délit d'entrave, entrave à l'exercice normale d'une activité syndicale et discrimination syndicale.


Bravo David pour ton courage !











Philippe, Délégué syndical vient également de déposer une plainte pour violences physiques.

Depuis la création d'une section syndicale dans l'entreprise, sa désignation en qualité de Délégué syndical rien ne va plus.

Philippe se plaint d'avoir vu ses fonctions totalement modifiées ( passé de vendeur à balayeur ) et a déposé une plainte pour violences physiques sur son lieu de travail par un dirigeant de l'entreprise.


Sa femme Ingrid, a été licenciée.



Karim Ben Saada élu socialiste du Conseil Régional PACA est venu soutenir cette manifestation.

Les élus communistes de la Région Paca ont également apporté leur soutien à cette manifestation : ci dessous leur communiqué publié par un commentaire sur notre blog
http://www.le-cap-harcelement.com/article-36627116-6.html#comment48745981



Les salariés de l'association LE CAP Marianne et Joëlle ont soutenu David, Philippe et Ingrid.

   
Jeu 1 oct 2009 23 commentaires
C'est complétement faux,ce sont des menteurs,la preuve en est qu'ils n'ont pas de preuves.
En ce qui concerne le deuxieme soit disant agréssé
il s'est soit disant fait agrésser a 8h45,il est parti de son lieu de travail,puis revenu vers les 11h pour appeler les pompiers!!!Alors je pense que votre assocision honnorable a beaucoup mieux a faire que soutenir des menteurs et surtout aider ce qui en ont vraiment besoin.
Bonifay André-Jean - le 02/10/2009 à 07h38
Alertée par l’Association Le Cap de la situation des salariés de l’entreprise BONIFAY, je tiens à leur affirmer mon soutien, et à témoigner de mon indignation quant aux personnes qui sont à l’origine d’une telle violence qu’elle soit verbale, psychologique ou physique.
De tels propos et attitudes sont intolérables, depuis 2004 l’homophobie est réprimée par la loi au même titre que le sexisme, l’handiphobie et le racisme, les plaintes ayant étées déposées, l’affaire est entre les mains de la justice.
L'exercice du droit syndical est reconnu dans toutes les entreprises dans le respect des droits et libertés garantis par la Constitution de la République.
L’attaque portée dans cette affaire au Syndicalisme est inacceptable, nous rappelle la vulnérabilité de nos acquis, la plus grande vigilance est de mise, nécessitant une information et une mobilisation de nos concitoyens.

Mireille PEIRANO Conseillère Régionale déléguée à l’Artisanat et au Commerce de proximité
Mireille Peirano - le 02/10/2009 à 15h21
Le personnel de la société BONIFAY a été surpris et ne comprend pas qu’un petit groupe de syndicats d’associations et d’élus aient manifesté jeudi 1er octobre de 10h15 à 11h15 devant l’entrée de l’établissement de LA GARDE avec des slogans que nous considérons comme diffamatoires. Nous avons eu le sentiment que la haine était du coté des manifestants totalement étrangers à l’entreprise qui portaient des tee-shirts « BONIFAY » ou les ont ils eus ?.
Les déclarations de trois salariés récemment embauchés qui ont su convaincre leurs camarades manifestants n’expriment en aucuns cas les propos du personnel de l’entreprise.
Je soutien la proposition du communiquer de presse du 01-10-2009 des élus communistes varois d’organiser une consultation de tous les salariés.
Les problèmes de tous les jours sont réglés avec les chefs de services, la direction et les délégués du personnel dont je fais partie.
Avant de faire des conclusions trop hâtives, nous savons que l’inspection du travail et les services de police ont été saisis et nous attendons les conclusions d’enquêtes.

Jérome ARLIX délégué du personnel
Jérome ARLIX - le 03/10/2009 à 10h15
ARTICLE DU MAGAZINE TETU SUE LE SITE EN LIGNE

Toulon: une entreprise accusée de discrimination homophobe
Par Antoine Barto samedi 03 octobre 2009, à 11h50

Plusieurs plaintes ont été déposées, ces derniers jours, contre l’entreprise Bonifay, à Toulon. Le délégué du personnel aurait notamment été victime de propos homophobes, de crachats et de coups.

«C’est une situation ahurissante. On se croirait revenu au Moyen-Âge!», déclare Louisette Maret. La directrice de l’association Le Cap, qui lutte contre les violences au travail, s’est jointe, ce jeudi, à une soixantaine de personnes, pour manifester devant Bonifay, entreprise de 300 salariés située dans les environs de Toulon (Var). Le Cap et le syndicat Force ouvrière (FO) accusent de harcèlement, notamment homophobe, de violences et de discriminations ce spécialiste de la production et la vente de matériaux de construction.

La création, en juin dernier, de la première section syndicale de l'entreprise, par trois salariés, serait à l'origine de l'affaire. «Il n'y avait pas, jusqu'à présent, de personnel syndiqué. Du coup, pour la direction, il y a eu un ennemi à abattre», explique Louisette Maret. Une version rejetée par la direction qui critique des «syndiqués incapables de créer un CE et qui, par conséquent, rejettent la faute sur l'équipe dirigeante».

Violences et insultes homophobes
Selon Le Cap, la direction se serait mise à harceler les trois membres de la section syndicale pour les faire renoncer à leur projet. Parmi elles, David (photo, avec le tee-shirt noir), gay de 39 ans et délégué du personnel, aurait été victime de violences et d’insultes homophobes: «Cela faisait plusieurs semaines qu’ils me menaçaient. Le 4 septembre, le patron est entré dans mon bureau, pendant que son fils bloquait la porte. Il m’a insulté, m’a craché dessus puis m’a poussé tellement fort contre le mur que j’ai dû appeler les pompiers. Ils ont essayé de m’en empêcher avant de fuir», affirme le jeune homme. Une plainte a, depuis, été déposée auprès du Procureur de la République de Toulon.

La direction nie, là encore, toute violence et toute discrimination à l’égard des plaignants. Elle évoque seulement des «réprimandes, parfois véhémentes, contre ces personnes qui font mal leur travail et gênent le bon fonctionnement de l'entreprise.»

«On croit rêver»
Ce jeudi, quelques manifestants se sont entretenus brièvement avec des dirigeants de Bonifay. Sans résultat. Louisette Maret s’insurge: «Pour eux, l’histoire a été montée de toute pièce par des syndicalistes excités qui profitent de moyens de communication importants. On croit rêver. En plus, comme si ça ne suffisait pas, la direction a réussi à isoler les trois syndiqués. Les autres salariés ont peur, certains ne leur disent même plus bonjour!»
bordogna david - le 03/10/2009 à 16h20
Qui sont les menteurs dans cette affaire !
Ceux qui osent briser la loi du silence intaurée par des dirigeants violents ou Ceux qui crient aux menteurs et qui disent au journaliste de Var Matin qu'ils se trouvent en voyage à l'étranger alors qu'ils ont failli écraser, le matin, un syndicaliste, et menacé encore une fois un de leur employé et sa mère !!!
Sachez également Monsieur André Jean BONIFAY que le rapport de pompier concernant l'agression du délégué syndical acte leur intervention à 10h !!
Alors avant de crier au Menteur, Monsieur André Jean BONIFAY, soyez sur de votre bonne foi !
A bon entendeur !
bertolino fredéric - le 03/10/2009 à 19h13
bonjour,
je suis de tout coeur avec les personnes qui se révoltent contre bonifay sa.
moi même employée chez bonifay sa, je vis la même chose que ces trois employés au quotidien, dans la peur et en permanence rabaissée sur mon poste de travail, menacée plusieurs fois je vis un enfer au quotidien.
les pratiques de gestion du personnel chez cet employeur sont d'une autre époque. . .
dans l'entreprise depuis les agressions la direction parle des 3 employés qui manifestent en les faisant passer de menteurs et que ce sont des profiteurs, mais moi je sais que c'est vrai.
continuez votre combat, pour vous, pour nous.
comme vous le comprendrez, je reste anonyme, car j'ai peur de perdre mon emploi, comme j'avais déjà été menacée d'être licenciée si je parlais à ces 3 employés syndiqués.
tennez bon.
VEUX RESTER ANONYME PAR PEUR DE REPRESAILLES - le 05/10/2009 à 08h16
Messieurs,Mesdames

Tout d'abord je tiens à vous adresser mes félicitations pour le scrutin du 05/10. A peine 1% de votant cela mérite d'être souligné! Quelle crédibilité! Empiriquement l'innefficacité et le caractére destructeur de vos actions a été prouvé. Vous vous attaquez aujourd'hui à une entreprise fammiliale où les valeurs d'investissement, de travail et de conscience professionelle sont fondamentales.
Il va de soi que vos heures consacrées aux délégations ou à d'autres actions parraléles doivent sans doute vous empêcher de partager ces valeurs.
Alors je vous en prie, continuez à vous complaire dans vos combats vains et obsolettes et laissez les salariés que vous PRETENDEZ défendre travailler puisque ceux-ci semblent manifestement peu sensibles à vos provocations....
B.CLOUET - le 06/10/2009 à 10h07
ayant travaillé moi même pendant 2 ans et demi dans cette société, je suis de tout coeur avec ces employés car j'estime qu'à notre époque, il n'est pas normal que les patrons traitent les ouvriers ainsi car ils oublient que si leur entreprise existe c'est grâce à leurs ouvriers.
ces trois personnes ne sont pas des cas isolés, contre cette société car de nombreux dossiers sont en cours d'instruction.
brochet louis - le 06/10/2009 à 16h18
M. Benjamin Clouet,
le règlement intérieur de la société interdisant l'usage de l'informatique à des fins personnelles, je trouve étrange que la direction vous autorise de donner votre opinion personnelle pendant vos heures de travail. (message posté à 10h07).
je tiens à vous rappeler que le 28 avril 2008, le jour des élections des délégués du personnel, vous avez bizarrement signé un PV de carrence des élections de comité d'entreprise, alors qu'aucun employé n'était informé de cette élection, sauf vous et la direction bien sur.
permettez moi donc de douter de votre impartialité dans cette affaire.
bordogna david - le 06/10/2009 à 20h38
Merci beaucoup à la personne qui travaille chez BONIFAY SA et qui soutient notre action. Nous comprenons tout à fait la demande d'anonymat car nous sommes conscients que le licenciement serait immédiat pour cette personne. D'autres personnes peuvent témoigner anonymement si elles le souhaitent. Quant au commentaire de M. Benjamin CLOUET je pense qu'il faut savoir s'abstenir de parler au nom des employés surtout quand on n'a pas l'objectivité du problème. Je me permets de douter de votre impartialité et de votre crédibilité d'autant plus que vous avez signé en 2008 le PV de carence du C.E alors qu'aucun employé n’était informé des élections.
LEMERCIER Ingrid - le 07/10/2009 à 13h51